La chance de la contagion... Je dirais même plus l'espoir de la contagion!

Publié le par Luc LEANDRI

Je débute aujourd’hui, l’édition de mon blog non par besoin d’affirmer un ego – fusse t’il mesuré – mais répondre à une demande, celle de mes camarades du Front de Gauche, qui m’interpellent régulièrement sur notre activité politique au sein et en dehors de l’hémicycle régional et puis un besoin, aussi, celui de s’exprimer dans le cadre du débat politique local, régional ou national mais aussi de se poser, de s’interroger, de réfléchir tout simplement sur les actions engagées et celles qui seraient à engager… et dans ce sens, j’invite mes futur-e-s lectrices et lecteurs à me faire part de leurs remarques !

 

Il n’était pas possible d’ouvrir ce blog en ce début d’année 2011 sans aborder la révolution citoyenne qui s’organise depuis quelques semaines, de l’autre côté de la Méditerranée, en Tunisie.

Elle est à l’image, avec ses spécificités, des révolutions citoyennes engagées en Amérique du Sud. Au slogan « Que se Vayan todos », répond le « Ben A

li dégage ! » ! L’aspiration démocratique percute en plein la question sociale et économique, le partage des richesses – accaparées par un petit nombre d’oligarques- est au cœur des préoccupations et revendications du peuple tunisien… et algérien.

Il aura fallu l’imolation d’un jeune tunisien – qui n’est pas sans nous rappeler une autre révolution – puis la mobilisation de tout un peuple pour renverser Ben Ali et son clan. Mais le départ du Président ne doit pas nous faire oublier, que son parti et ses amis, demeurent à la tête du pouvoir et vont tout faire pour s’y maintenir… C’est pourquoi le peuple appelle légitimement à des élections générales, dans six mois !

Nous nous faisons un devoir de soutenir le peuple tunisien dans ses légitimes aspirations et nous ne pouvons qu’exprimer du dégoût face aux comportements et propos scandaleux du gouvernement français mais aussi du silence coupable de nombre de socialistes, dont les députés européens se sont, une nouvelle fois, associés à ceux de la droite (PPE) pour refuser de voter une motion de soutien au peuple tunisien portée conjointement par le groupe de la Gauche Européenne et Les Verts…

Dans ce sens, il est absolument odieux d’entendre la petite musique des médiacrates se mettre en place… D’une part, depuis le départ de Ben Ali, la presse française semble découvrir l’étendue de la rapacité et de la fortune accaparée – de manière fort douteuse – par la famille BEN Ali… Il n’est jamais trop tard, m’écrirez-vous !

D’autre part et surtout, il est intéressant de s’attarder sur le vocabulaire utilisé concernant la révolution de Jasmin. Ainsi, titres et manchettes des journaux évoquent le risque de contamination, de contagion… vous noterez l’utilisation du vocabulaire médicale pour ne pas dire pandémique utilisé, comme si la révolution citoyenne était une mauvaise fièvre ou pire une terrible infection dont il faudrait se méfier, et surtout se prémunir par la construction d’un cordon sanitaire.

Pour ma part, au contraire, c’est une chance pour tous les peuples des deux rives de la Méditerranée, qu’au contraire cette révolution citoyenne essaime en dehors de ses frontières, redonne l’espoir, permettre à chacun-e- de relever la tête pour se battre en faveur d’un réel partage des richesses ! Nous sommes donc aux côtés des peuples qui se soulèvent et, en France, nous avons à abattre nos propre oligarchie.

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