Pour le maintien d'un service public hospitalier de qualité et de proximité

Publié le par Luc LEANDRI

Je diffuse le communiqué de presse rédigé en réaction du rejet par l'ARS du budget de l'Hôpital Ste-Musse et des interventions d'Hubert FALCO et Robert ALFONSI, qui s'insurgent de cette situation alors même qu'ils soutiennent les poliltiques qui conduisent à la fermeture de services hospitaliers sur notre agglomération et notre Région...

 

Le rejet du budget primitif du Centre Hospitalier Intercommunal Toulon La Seyne par l’Agence Régionale de Santé (ARS) est une parfaite aberration puisque le déficit est artificiellement renforcé par des absences ou sous-dotations de l’Etat.

La logique purement comptable imposée par la loi Hôpital Patient Santé Territoire – HPST (dite loi Bachelot) anéantit le service public de santé, tant dans la variété de l’offre de soins sur un territoire que dans la qualité d’accueil et de prise en charge des patients, qui doivent beaucoup à l’engagement et au dévouement des personnels de santé.

Les politiques austéritaires engagées sous Sarkozy et poursuivies avec François Hollande ne sont pas la solution. Le plan de confiance de l’hôpital de Madame Touraine, s’il réaffirme la nécessité d’un service public hospitalier, ne remet pas en cause fondamentalement la loi HPST et maintient la logique des suppressions d’emplois et de cession au privé de pans entiers de l’offre sanitaire.

En ce sens, les propos d’Hubert Falco, en défense de notre hôpital – dont il est président du CA - perdent toute crédibilité puisqu’il a voté, sans sourciller, la loi qui permet cette mise sous tutelle comptable de l’Hôpital Ste-Musse et la possible fermeture de services.

Enfin, les élus régionaux socialistes seraient aussi plus crédibles s’ils avaient voté et soutenu le vœu que le groupe Front de Gauche a déposé en Assemblée Plénière Régionale et qui demandait à la Ministre Tourraine entre autres la suspension de la mise en œuvre des mesures du Plan Régional de Santé 2012-2016, et en premier lieu l’arrêt des fermetures des 28 services ou d’établissements prévus en PACA. Mais à l’époque, leur représentant pensait « que nous pouvions donner un peu de temps à Madame la ministre de la Santé pour entreprendre une réorientation profonde de la politique santé de notre pays. » (extrait de la séance plénière d’avril 2013).

Il en est assez de ces élu-e-s qui, à Paris, signent, votent ou valident tout, et arrivés sur le terrain s’indignent des conséquences de leurs actes ou de ceux des gouvernements qu’ils soutiennent ! Ils contribuent un peu plus au discrédit de la politique et de l’action publique auprès de nos concitoyen-ne-s.

Pour notre part, nous organisons à la rentrée une rencontre entre le Directeur de l’ARS et l’ensemble des comités d’usagers et de personnels de défense des services de santé de la Région pour faire évoluer le PRS et garantir le maintien de l’ensemble des services de santé publiques sur notre territoire régional.

Commenter cet article