Pour un loi d'amnistie sociale

Publié le par Luc LEANDRI

Derniers débats lors de cette plénière, le vote des motions... J'y ai défendu au du groupe Front de Gauche, une motion réclamant le vote d'une loi d'amnistie pour les syndicalistes et associatifs injustement poursuivis pour leurs actions sous l'ère Sarkozy. Les élu-e-s EELV ont voté favorablement cette motion avec nous, et les socialistes (sauf 2) se sont malheureusement abstenus, et le FN a voté contré (pour celles et ceux qui croiraient encore que le FN défend les salariée-s-...)... Cette motion n'est finalement passée que grâce au départ des élu-e-s UMP qui n'ont donc pas pris part au vote...

 

Pendant les années Sarkozy, nombres de militant-e-s syndicalistes et associatifs ont été poursuivispour le seul fait de s’être engagé-e-s pour défendre leur emploi, lutter contra la fermeture d’un service public, agir pour le droit au logement, soutenir des sans papiers ou mobiliser contre l’envahissement publicitaire. Depuis la défaite de Sarkozy, cette criminalisation des luttes sociales et citoyennes ne s’est pas arrêtée.

La répression du mouvement social, ça suffit !

Dans notre Région, ce sont, par exemple, les délégués syndicaux des FRALIB qui ont été poursuivis pour avoir défendu leur outil de travail et leurs droits, des militant-e-s de la SNCM qui défendaient le service public maritime, de nombreux militant-e-s de Réseau Education Sans Frontières (RESF) arrêtés et poursuivis pour avoir empêché à l’aéroport de Marignane que des familles soient écartelées par des mesures de reconduite à la frontière ou plus récemment des militants syndicaux, agents de la Police Nationale de la CRS 54 discriminés pour leur appartenance syndicale… La liste est malheureusement encore bien longue !

Ces militant-e-s syndicaux ou associatifs ont tous en commun d’avoir été fichés, condamnés ou d’être sous le coup de poursuites pénales ou administratives. Les raisons : avoir participé à une action collective en faveur de l'intérêt général ou au service de revendications professionnelles et sociales pendant le quinquennat de Nicolas Sarkozy.

Nous affirmons que ce ne sont pas les militant-e-s qu’il faut poursuivre !

Ceux qui mériteraient d'être sanctionnés ne sont pas à chercher parmi ces militants mais plutôt parmi ceux qui délocalisent ou licencient sans autre motif que d'accroître leurs profits et qui détruisent ainsi des milliers de vie, ceux qui ferment les services publics, décident de politique de chasse aux sans-papiers…

Aussi, les élu-e-s de la Région PACA apportent leur soutien et interpellent les parlementaires de PACA pour que soit votée la proposition de loi d'Amnistie socialequi sera examinée au Sénat le mercredi 27 février dans l'après-midi.

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